Le Cœur de Jésus le véritable consolateur au milieu des calamités publiques

Les saints Evangiles nous disent que les derniers temps du monde seront troublés par des calamités d’une telle grandeur que les élus eux-mêmes se sentiront comme ébranlés. Quel sera le consolateur et le soutien des hommes au milieu du bouleversement universel de la fin des temps et parmi les commotions sociales qui agiteront le monde avant le grand drame final ?

« Notre Seigneur, répond Sainte Marguerite-Marie, m’a donné à connaître : qu’Il veut que son Sacré Cœur soit connu à présent pour être le médiateur entre Dieu et les hommes, car Il est tout-puissant pour faire la paix, en détournant les châtiments que nos péchés ont attirés, et pour nous obtenir miséricorde. »

« Qu’Il est puissant ce divin Cœur pour apaiser la colère de la divine Justice que la multitude de nos péchés a irritée, en attirant sur nous toutes les calamités dont nous nous trouvons affligés ! Mais il faut prier, afin qu’il ne nous arrive pire. Les prières communes ont grand pouvoir auprès de ce Sacré Cœur, lequel soutient et détourne les rigueurs de la divine Justice, se mettant entre elle et les pécheurs pour obtenir miséricorde. »

Le caractère providentiel de la dévotion au Sacré Cœur, au point de vue social

De nos jours, presque toutes les nations sont agitées par des crises intestines qui troublent les âmes et qui ôtent à la société la sécurité et la paix. Les hommes politiques cherchent mille combinaisons pour remédier à ce mal social. In vanun laboraverunt ! Tous leurs efforts sont condamnés à un insuccès certain, s’ils n’y ajoutent le grand moyen que Sainte Marguerite-Marie nous indique. Le salut des sociétés et des individus est dans le Sacré Cœur et il n’est que là.

La dévotion à cet adorable Cœur est comme un arc-en-ciel divin qui brille au milieu de l’orage, comme un rayon céleste qui vient consoler le prisonnier dans son cachot. Puissent ceux qui tiennent entre leurs mains les destinées des nations comprendre et admettre les enseignements de l’humble vierge de Paray ! Elle a été chargée par Notre Seigneur de parler aux princes et aux peuples, et de leur dire : Allez au Sacré Cœur !

Léon XIII, dans son admirable Encyclique du 25 mai 1899, annonçant la Consécration du monde au Sacré Cœur de Jésus, a sanctionné cet appel, au nom de Celui dont il est le Vicaire, quand il nous dit : « Voici un nouveau signe de salut, signe tout divin et de suprême espérance ! » C’est donc au Cœur de Jésus qu’il faut recourir dans toutes les tribulations soit privées, soit publiques.

Mais ne perdons pas de vue une remarque importante déjà faite relativement aux promesses : c’est que les faveurs temporelles et les joies sensibles y occupent une place bien secondaire, et que si Notre Seigneur promet quelques-uns de ces biens, c’est à la condition que Son amour n’en souffrira pas, sans cela Il les retranche sans merci.


Source : « Catéchisme de la dévotion au Sacré Cœur de Jésus », P. Alfred Yenveux