La bonté du Coeur de Jésus

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Le Bon Pasteur, détail du vitrail de l'église paroissiale St. Johannes Baptist à Obereschach, Stadt Ravensburg, Allemagne. Photo : Andreas Praefcke (Own work (own photograph)) [Public domain], via Wikimedia Commons.

Quand Dieu créa le cœur de l’homme, dit Bossuet, il y mit d’abord la bonté.

C’est en effet la disposition première et fondamentale que nous trouvons dans notre cœur. Les autres sentiments ou passions qui l’agitent sont propres à des situations particulières, éclosent dans des situations spéciales : la bonté est la disposition qui nous porte à voir d’un œil favorable tous les hommes en général, à désirer et à faire à notre prochain tout le bien qu’il nous est possible.

C’est la tendance à se donner, se dépenser, se sacrifier s’il le faut pour le bonheur d’autrui. Elle est donc la forme la plus simple de l’amour, puisque l’amour est le don de soi.

C’est un des plus beaux présents que Dieu nous ait faits ; il aide merveilleusement à l’exercice de la charité, cet amour surnaturel qui nous fait aimer notre prochain pour Dieu.

Créé sur le modèle identique du nôtre, mais doué de la perfection la plus grande, le cœur de Notre Seigneur Jésus-Christ fut donc tout imprégné de bonté. Cette bonté l’inclina sur nos misères physiques comme sur nos misères morales ; elle lui fit prendre en pitié, soulager et guérir des maux qui n’étaient point un obstacle au salut, et qu’à la rigueur il aurait pu laisser subsister. Unis à la bonté infinie qui émanait de la Divinité, les flots de cette bonté débordèrent un jour sur le monde comme un océan merveilleux, et le monde en avait besoin.

Cette bonté admirable qui se montre à la terre s’étend à tous et à tout.

Le Cœur de Jésus condescend aux besoins matériels de ceux dont les âmes cependant l’occupent avant tout. « J’ai pitié de ce peuple, dit-il, voilà trois jours qu’il n’a pas mangé ». Et par deux fois il nourrit miraculeusement des foules de quatre à cinq mille hommes.

La bonté et la charité ont, depuis Notre Seigneur, relié les chrétiens entre eux, et elles devraient relier tous les hommes.

« Je vous fais un commandement nouveau, a-t-Il dit, c’est que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés. »

Qu’il soit donc notre modèle. Ouvrons à tous les trésors de notre cœur, réchauffons tous nos frères à la flamme de notre charité.


Source : « Mois du Sacré Cœur de Jésus »