« Le Cœur de Jésus veut que, à son côté, on vénère le Cœur Immaculé de Marie »

A gauche : Jacinthe de Fatima, détail (photo Wikimedia Commons) A gauche : Le Cœur Immaculé de Marie et les voyants de Fatima - DR

L’intense reflet de lumière émanant des mains de la Sainte Vierge et dans lequel se trouvèrent plongés les enfants [Lucie, François et Jacinthe de Fatima] lors de la deuxième apparition avait pour objet principal d’infuser dans leur âme une connaissance et une vénération toutes spéciales envers le Cœur Immaculé de Marie.

Jacinthe non seulement en conçut un amour brûlant pour le Cœur de sa « petite maman du Ciel », mais elle reçut sans doute aussi une compréhension profonde de la place centrale de cette dévotion que Dieu voulait implanter à partir d’alors dans le monde.

Dévotion qui, dans les plans de la Providence, devait autant éviter la damnation éternelle des pécheurs dans l’autre vie qu’éloigner les châtiments – guerres et persécutions – qui s’abattent sur l’humanité en conséquence de ses péchés.

« Dieu veut établir dans le Monde la dévotion du Cœur Immaculé de Marie »

Le Père Cruz, un prêtre de Lisbonne, vint pour les interroger. Il leur demanda ensuite de lui montrer le lieu où la Sainte Vierge leur était apparue. Les enfants l’accompagnèrent de chaque côté d’une mule si petite que les pieds du Père touchaient presque le sol. En chemin, il leur apprit toute une série d’invocations et Jacinthe en choisit deux qui lui plurent le plus :

– Ô mon Jésus, je Vous aime.

– Doux Cœur de Marie, soyez mon salut.

Parfois, après l’avoir récité, elle ajoutait avec sa simplicité habituelle :

J’aime tant le Cœur Immaculé de Marie ! C’est le Cœur de notre petite maman du Ciel ! N’aimes-tu pas répéter souvent : Doux Cœur de Marie ! Cœur Immaculé de Marie ? Moi j’aime tant, tant ça !

Et elle allait cueillir des fleurs dans les champs en chantonnant un air qu’elle inventait sur le moment :

– Doux Cœur de Marie, soyez mon salut ! Cœur Immaculé de Marie, convertissez les pécheurs, préservez les âmes de l’Enfer !

Plus tard, pendant sa maladie, Jacinthe affirmait :

– J’aime tant dire à Jésus que je L’aime ! Quand je Lui dis de nombreuses fois, il me semble que j’ai un feu dans la poitrine, mais qui ne me brûle pas.

Et d’autres fois :

J’aime tant Notre Seigneur et Notre Dame que je ne me fatigue jamais de leur dire que je les aime.

Un peu avant de partir à l’hôpital, Jacinthe déclarait à Lucie :

– Maintenant il manque peu de temps pour que j’aille au Ciel. Toi, tu restes ici pour dire que Dieu veut établir dans le Monde la dévotion du Cœur Immaculé de Marie. Quand ce sera le moment de le dire, ne te cache pas. Dis à tout le monde que Dieu nous concède les grâces au moyen du Cœur Immaculé de Marie ; qu’ils doivent lui demander à elle ; que le Cœur de Jésus veut que, à son côté, on vénère le Cœur Immaculé de Marie ; qu’ils demandent la paix au Cœur Immaculé de Marie, que Dieu l’a remise à elle. Si je pouvais mettre dans le cœur de tout le monde le feu que j’ai dans la poitrine, qui me brûle et me fait tant aimer le Cœur de Jésus et le Cœur de Marie !


Source : extrait de « Jacinthe de Fatima – Souffrir pour sauver les pécheurs », Benoît Bemelmans