St Jean-Marie Vianney, le saint Curé d’Ars

St Jean-Marie Vianney, le saint Curé d’Ars
Saint Jean-Marie Vianney, détail du vitrail de l'église Saint-Germain à St-Germain-les-Belles, Haute-Vienne. Photo : Reinhardhauke (Own work) CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Une des pratiques favorites de saint Jean-Marie Vianney, Curé d’Ars, était de s’offrir au Sacré Cœur de Jésus comme victime en réparation des outrages que ce Cœur reçoit de la part des pécheurs.

St Jean-Marie Vianney ne cessait pas de penser au Cœur de Jésus ou de parler de lui

Il répétait souvent ces paroles de sainte Catherine de Sienne :

«  O mon très cher Seigneur, si j’avais été la terre où fut plantée votre croix, quelle grâce et quelle consolation j’aurais eues de recevoir le sang coulant de votre Cœur ! »

« O Jésus, s’écriait-il encore, vous connaître c’est vous aimer. Si nous savions comme Jésus nous aime, nous mourrions de bonheur. Je ne crois pas qu’il y ait des cœurs assez durs pour ne pas aimer en se voyant tant aimés. C’est si beau la charité ! C’est un écoulement du Cœur de Jésus qui est tout amour. »

Source : « Mois du Sacré Cœur de Jésus »

Extrait de la déposition de Madame des Garets lors du procès de canonisation de St Jean-Marie Vianney

« Il aimait à parler des beautés de la nature. Il en tirait des comparaisons pour porter les fidèles à bénir et à aimer Dieu.

« “L’autre jour, disait-il dans un de ses [sermons], je revenais de Savigneux : les oiseaux chantaient dans un bois. Je me suis mis à pleurer. Pauvres petites bêtes, me suis-je dit, le Bon Dieu vous a créées pour chanter et vous chantez. Et l’homme, mes amis, a été fait pour aimer Dieu et il ne l’aime pas”.

« Longtemps mes enfants conservèrent le souvenir de cette exclamation :

« “Le poisson cherche-t-il les arbres et la prairie ? disait Monsieur le Curé dans un de ses catéchismes, en parlant de l’âme qui ne doit tendre qu’à Dieu. Non, il s’élance dans l’eau. L’oiseau s’arrête-t-il sur terre ? Non, il s’envole dans les airs. Cet homme qui est créé pour aimer Dieu, pour le posséder, il ne l’aime pas et porte ailleurs ses affections”. » (Procès de l’Ordinaire 775)

Source : « La vie du curé d’Ars racontée par ceux qui l’ont connu – d’après les dépositions des témoins du procès de canonisation » choisies par Bernard Nodet.