Où trouve-t-on le Cœur de Jésus ?

« Venez à moi, vous tous qui souffrez et qui plóyez sous le fardeau, et je vous soulagerai. »

O Jésus ! La douce parole ! Si je trouve mon fardeau trop lourd, je puis venir à vous et nous le porterons à deux ; si je suis las, fatigué et souffrant, je puis venir à vous et vous me réconforterez. Oui, je voudrais reposer sur votre divin Cœur, mais où dois-je aller, ô Jésus ?

Irai-je me prosterner au pied de votre image ? Ces images, précieuses pour me rappeler votre souvenir, je les honore et les vénère, mais ce n’est pas vous : c’est la représentation, non la réalité.

Irai-je à la crèche ? Les bergers vous y ont trouvé : je ne vous y trouverais plus. A Nazareth ? Marie et Joseph y ont vécu dans la douceur de votre amour : aujourd’hui l’atelier est désert. Sur le bord des lacs de la Judée ? Pierre et Jean y jetaient leurs filets avec vous : maintenant le bord de ces lacs est morne et désolé. Sur la montagne ? La foule avide écoutait vos paroles, oubliant dans cette réfection de l’esprit la nourriture de son corps, aujourd’hui les échos sont muets. A Béthanie ? Lazare, Marthe et Marie y ont joui d’une intimité dont la pensée fait bondir tout mon cœur : hélas ! Vos amis n’ont quitté cette douce retraite que parce que vous n’y étiez plus. Irai-je au Calvaire ? Le bon larron a trouvé là son heure de grâce et le pardon de sa vie coupable, mais l’holocauste offert, la Victime a été enlevée. Où donc irai-je ? Au ciel ? Mais mon corps me retient sur la terre, et mes mérites ne sont pas assez grands pour m’en donner l’entrée.

Ah ! Cellule mystérieuse, dont la petite porte brille au fond du sanctuaire, tabernacle béni, je t’ai vu de loin et je viens. Il est là mon Jésus, mon amour ; il est là, véritablement, réellement, substantiellement ; il vit, il m’entend, il me voit. Il est là aussi doux qu’à la crèche, aimable comme à Nazareth, éloquent comme dans la Judée, bon comme avec ses apôtres, délicat comme avec ses amis, miséricordieux comme au Calvaire. Il est là aujourd’hui, hier, demain, toujours, tant qu’il y aura un prêtre légitime sur la terre. Il savait bien que nous ne pourrions nous passer de lui et il demeure parmi nous : habitavit in nobis (Jean 1, 14.) A qui donc irions-nous, Seigneur, si vous n’étiez pas là, si nous n’avions pas la visite au très saint Sacrement ?

Chrétiens froids et incomplets, vous avez gardé peut-être sa parole, vous n’avez pas gardé son Cœur. Dans une église catholique Jésus est là, avec son Cœur doux, compatissant, facile à aborder. Peut-être est-ce mon seul ami sur la terre ; qu’importe ? C’est le meilleur de tous, et il est toujours là. Déposons notre cœur à ses pieds, comme la lampe du sanctuaire qui reste allumée pendant la nuit : l’amour qui s’en échappera sera la flamme destinée à honorer le Saint des saints (Levit. VI, 12.)


Source : “Mois du Sacré Cœur de Jésus”

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