L’intimité confiante de Jacinthe de Fatima envers le Coeur de Jésus

Jacinthe de Fatima (photo : Wikimedia Commons)

Lors de l’apparition du 13 juillet 1917 à Fatima, la Sainte Vierge a montré l’Enfer à trois enfants : Lucie, dix ans, François, neuf ans et Jacinthe, sept ans. Cette vision a transformé la vie de Jacinthe : à partir de là, elle accepte de souffrir pour les pécheurs afin qu’ils se convertissent et évitent de se perdre pour toujours.

Toute petite, ignorante, pauvre et malade, Jacinthe devient une géante de vertu, un modèle universel de sagesse, de richesse intérieure et de force.

On ne peut que s’émouvoir en constatant sa générosité de frêle victime, son innocence et sa candeur dans les tourments, son intimité confiante envers Jésus et sa Mère du Ciel, ainsi que la douceur maternelle de la Sainte Vierge à son égard.

Un jour, Lucie reçut une image pieuse du Coeur de Jésus, aussi jolie que peuvent les faire les hommes. Elle la montra à Jacinthe :

– Veux-tu cette image ?

Elle la prit, la regarda avec attention et dit :

– Il est si laid ! Il ne ressemble pas du tout à Notre Seigneur qui est si beau ! Mais je la veux bien ; c’est quand même Lui.

Elle la gardait toujours avec elle. La nuit et pendant toute sa maladie, elle la plaçait sous son oreiller et l’image finit par se déchirer. Elle l’embrassait souvent en disant :

– Je l’embrasse sur le Coeur, c’est ce que j’aime le plus. Qui me donnera aussi un Coeur de Marie ! N’en as-tu pas ? J’aimerais avoir les deux ensemble.

Une autre fois, Lucie lui apporta une image qui représentait un calice avec une hostie. Elle le prit, l’embrassa et pleine de joie s’exclama :

– C’est Jésus caché ! Je L’aime tant ! Qui me donnera de Le recevoir à l’église ! Est-ce que l’on communie au Ciel ? Si on y communie, je communierai tous les jours. Et si l’Ange allait à l’hôpital pour m’apporter de nouveau la Sainte Communion. Comme je serais contente !

Quand, de retour de l’église, Lucie entrait pour faire une visite à Jacinthe, celle-ci lui demandait :

– As-tu communié ?

Si elle lui répondait oui :

– Viens bien près de moi, puisque tu as dans ton coeur Jésus caché.

Et d’autres fois elle lui disait :

– Je ne sais pas comment cela se fait. Je sens Notre Seigneur à l’intérieur de moi. Je comprends ce qu’il me dit sans le voir ni l’entendre ; mais c’est si bon d’être avec Lui !

Ou encore :

– Écoute, Notre Seigneur est triste parce que la Sainte Vierge nous a dit qu’il ne faut plus L’offenser, qu’Il était déjà très offensé, mais personne n’y a fait attention ; ils continuent à faire les mêmes péchés.


Source : Extrait de « Jacinthe de Fatima – Souffrir pour sauver les pécheurs », Benoît Bemelmans