Le bonheur de contribuer à faire connaître, aimer et glorifier le Cœur de Jésus

Sainte Marguerite-Marie Alacoque, détail du vitrail de la basilique Notre-Dame de Tongre, province du Limbourg, Belgique. (photo GFreihalter, CC BY-SA 3.0, http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)

Bien admirables sont les promesses faites à tous ceux qui pratiquent la dévotion au Cœur de Jésus ; mais celles qui regardent ceux qui la propagent sont plus merveilleuses encore.

Les attraits divins pour établir la dévotion au Sacré Cœur

C’est par le don des miracles, miracles extérieurs et sensibles, opérés avec une profusion divine, dans les premiers siècles, que la foi s’est établie dans le monde. C’est par des miracles d’un autre genre, la plupart spirituels, mais comparables, nous pourrions dire supérieurs à ceux des premiers âges, que le Cœur de Jésus veut ranimer la vie chrétienne à demi-éteinte et établir son règne universel.

Des grandes conversions grâce au culte du Sacré Cœur

Sainte Marguerite-Marie Alacoque, sur la demande de Notre Seigneur, avait prié un religieux de s’occuper de faire faire la première image du Sacré Cœur. Ce prêtre, après quelques essais, ajourna l’exécution de cette sainte entreprise pour aller, sur la demande de l’évêque d’Autun, prêcher une mission aux calvinistes de Paray. La sainte fut vivement affligée de ce délai, si contraire aux desseins du Sacré Cœur.

« Il faut que je vous avoue confidemment, écrivait-elle à la mère Saumaise, que je crois que ce retardement, [apporté] à une œuvre que l’adorable Cœur de notre divin Maître désire avec tant d’ardeur, est la cause qu’il se convertit si peu d’infidèles en cette ville ; car il me semble entendre continuellement ces paroles [qui me furent dites] : Si ce bon Père s’était acquitté premièrement de ce qu’il avait promis au Sacré Cœur de Jésus, il aurait changé et converti les cœurs de ces infidèles, par le plaisir que ce divin Cœur aurait de se voir honoré dans cette image qu’il désire ; mais puisque ce Père préfère d’autres choses, quoiqu’à la gloire de Notre Seigneur, à celle de lui donner ce contentement, ses travaux seront sans beaucoup de fruit. »

« Ne nous lassons pas, ma chère Mère, dans les entreprises que nous faisons pour la gloire du Sacré Cœur de notre tout aimable Jésus ; c’est par là qu’il veut retirer beaucoup d’âmes de la perdition éternelle ».

La grâce du pur amour divin

« Je vous avoue, mes chères Mères, disait sainte Marguerite-Marie à deux supérieures de la Visitation, que je ne saurais penser qu’avec plaisir au zèle ardent que le Sacré Cœur de notre bon Maître vous donne de le faire connaître et aimer. (…)

« Le zèle que vous témoignez avoir pour le faire connaître et aimer, vous attirera de plus en plus le comble de son pur amour. Votre charité ne doit [donc] jamais se lasser en ce saint œuvre, qui vous sera d’un grand prix devant Dieu. Ce Sacré Cœur ne laissera pas votre zèle à le faire connaître, aimer et honorer sans récompense ; et puis, j’estime qu’on est toujours assez récompensé, lorsqu’il nous juge digne de Lui rendre quelque service, puisque c’est la source inépuisable de tout bien, dans laquelle l’amour nous fait trouver tout ce dont nous avons besoin. »

Des bénédictions spéciales sur leur patrie et sur leur famille

« Que pourrais-je dire sur les merveilleuses opérations de cet unique amour de nos cœurs, qui ne me donne point de termes pour m’en exprimer ! » s’écrie la sainte. « Ah ! que de bonheur pour ceux qui contribuent à faire connaître, aimer et glorifier l’adorable Cœur de Jésus ! Ils attirent par là un puissant protecteur pour leur patrie. Ce divin Cœur les récompensera, non seulement en leur personne, mais encore en celle de leurs parents, et de tous ceux qui les intéressent. Il les regardera d’un œil favorable et plein de miséricorde, pour les secourir et protéger en tout, pourvu qu’ils s’adressent à Lui avec confiance. »


Source : « Catéchisme de la dévotion au Sacré Cœur de Jésus d’après la B. Marguerite-Marie », Père Alfred Yenveux