La « Sauvegarde » du Sacré Cœur de Jésus : un bouclier spirituel !

Le 28 mai 1722 les échevins de Marseille font voeu d'assister à perpétuité à la messe le jour de la fête du Sacré Cœur. Vitrail de la basilique du Sacré-cœur à Marseille (baie 12). Photo Robert Valette [GFDL (http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html) undefined CC BY-SA 4.0-3.0-2.5-2.0-1.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0-3.0-2.5-2.0-1.0)]
Tout un pan de l’Histoire de France est lié à la sauvegarde du Sacré Cœur.

Dès la fin du XVIIIème siècle des personnes ont commencé à porter sur ​elles une petite image du Sacré Cœur imprimé sur un morceau de tissu. On exprimait ainsi son désir d’appartenir au Sacré Cœur et d’être sous Sa protection contre les attaques du démon.

Cette pieuse pratique est apparue en 1720, à Marseille, lorsqu’une terrible ​épidémie de ​peste a ravagé la ville. Une religieuse visitandine, la Vénérable Anne-Madeleine Rémusat, exhorta l’Évêque du diocèse à instituer une fête liturgique en l’honneur du Sacré Cœur et encouragea la population à se munir de cette « sauvegarde du Sacré Cœur ».

La peste disparaîtra définitivement après que les Echevins de la ville aient fait vœu de participer tous les ans à la fête instituée par l’Évêque.

A cette époque, la phrase qui avait été inscrite sur la sauvegarde était ​ : « Ô Cœur de Jésus, abîme d’amour et de miséricorde, je mets toute ma confiance en Vous. »

Plus tard, au cours de la Terreur, en pleine Révolution française, Chouans et Vendéens se sont servis de la même sauvegarde pour se protéger de la persécution des « Bleus ». C’est alors que la phrase a été modifiée ainsi : « Arrête ! Le Cœur de Jésus est là. Que Votre règne arrive ! »

Depuis cette époque, l’utilisation de la sauvegarde n’a cessé de s’étendre comme une protection contre les désordres et toutes sortes de maux. Toujours avec une efficacité incroyable.

Au moment où l’on remettait la sauvegarde au Bienheureux Pape Pie IX, celui-ci émit ces paroles :

« Je désire que le Diable ne puisse faire aucun mal à ceux qui porteront cette sauvegarde, symbole du Cœur adorable de Jésus ».

En contemplant la sauvegarde, ce même Pape a également prononcé cette phrase qui révèle son intention de propager la dévotion : « Je bénis ce Cœur et je veux que tous ceux qui seront faits selon ce modèle reçoivent cette même bénédiction, sans qu’il soit besoin qu’un autre prêtre la renouvelle ».

Cette dévotion ne doit pas être pratiquée par superstition ou vaine crédulité

Même si beaucoup le savent, il est toujours utile de le rappeler : les sauvegardes ne sont pas des amulettes et cette dévotion ne doit pas être pratiquée par superstition ou vaine crédulité. C’est ce que l’Église appelle un « sacramental » : objet et élément de la nature bénits auxquels sont accordées des grâces. L’eau bénite, par exemple, est un sacramental.