La Grande promesse du Sacré Cœur concerne notre salut éternel

Détail du vitrail de la Kath. Filialkirche Maria Schutz am Bründl, à Bad Leonfelden (Upper Austria), par Penner und Schürer – photo Wolfgang Sauber, wikimedia.commons

« Dans l’excès de la miséricorde de mon Cœur, je te promets que son amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis, neuf mois de suite, la grâce de la pénitence finale, et qu’ils ne mourront pas dans ma disgrâce, ni sans recevoir les sacrements ; et mon Cœur se rendra leur asile assuré à cette heure dernière. » Dans la société actuelle les dangers pour le salut éternel des âmes sont tels que nous pouvons nous demander, comme jadis les Apôtres, qui pourra être sauvé. Le Sacré Cœur nous a donné une réponse et c’est à nous d’en profiter.

Cette promesse, désignée ordinairement sous le nom de Grande promesse, est vraiment une planche de salut offerte par l’amour infini du Sacré Cœur. Elle est certaine quant à son origine et quant à ses effets et elle a été certainement faite à sainte Marguerite-Marie, comme en font foi ses écrits authentiques examinés par le Saint-Siège lors de sa béatification. Elle s’accomplira donc certainement en faveur de tous ceux qui en rempliront les conditions.

Il faut toutefois entendre cette promesse dans son vrai sens et se garder de toute fausse interprétation. Notre Seigneur n’a pas dit que ceux qui rempliront les conditions demandées seront dispensés d’une vigilance attentive pour éviter tout péché, d’un combat courageux pour vaincre les tentations et accomplir tous les commandements, de l’emploi assidu des moyens que réclame la vraie vie chrétienne, surtout de la prière et de la pénitence. Il assure seulement que ceux qui feront ces neuf communions obtiendront les grâces nécessaires pour garder parfaitement les préceptes et les conseils évangéliques, pour porter leur croix tous les jours de leur vie et pour persévérer jusqu’à la mort dans la voie étroite qui conduit au Ciel.

Pour obtenir cette grande grâce, trois conditions sont requises :

1. la communion doit être faite le premier vendredi et non un autre jour, sous les conditions habituelles*.

2. elle doit se faire pendant neuf mois consécutifs. La neuvaine devra être recommencée s’il y a une interruption dans la série des neuf premiers vendredis ;

3. elle doit être faite dans l’intention spéciale d’honorer le Sacré Cœur.

Ces conditions, faciles en apparence, présentent des difficultés telles qu’il faut aimer vraiment Notre Seigneur pour s’y assujettir. Or, dit saint Augustin, celui qui aime peut faire ce qu’il veut car l’amour divin qui le guide le conduira sûrement dans les voies de la sainteté. De plus, ces communions multipliées faites avec un véritable amour pour le Sacré Cœur donneront de l’attrait pour la communion fréquente et contribueront puissamment à en faire contracter l’habitude. Rien ne fortifie autant une habitude que des actes accomplis avec affection. Cet attrait sera augmenté par une grâce spéciale que Notre Seigneur attachera à ces communions.

(*) Les conditions pour recevoir dignement la sainte Communion sont : 1. Avoir fait sa Première Communion ; 2. Être en état de grâce, c’est-à-dire n’avoir aucun péché mortel non confessé sur la conscience ; 3. Respecter le jeûne eucharistique d’une heure ; 4. S’approcher pour recevoir la communion avec dévotion et habillé avec modestie.


Textes extraits de « Allons au Sacré Cœur », FPEC 2014 (sources : « Catéchisme de la dévotion au Sacré Cœur de Jésus d’après la B. Marguerite-Marie », par le P. Alfred Yenveux ; 2. « Méditations pour le Mois du Sacré Cœur, pour l’Heure Sainte et pour le premier Vendredi du mois », tirées des œuvres de St Alphonse de Liguori par le Père Saint-Omer).